COMBATTRE L’OBESITE

LE DEBAT CONTINUE: DIETETIQUE OU ACTIVITE PHYSIQUE?

QU’EST-CE QUI EST LE PLUS EFFICACE POUR CONTRÔLER SON POIDS?

Nous sommes constamment inondés de données sur l’obésité. Cette épidémie se répand dans le monde et est à la fois un des problèmes de santé publique les plus visibles mais aussi les plus négligés. Si nous n’agissons pas rapidement, ce sont des millions de personnes qui souffriront des conséquences de cette maladie sur leur santé. Mais qu’est-ce qui est le plus important? Devons-nous être plus attentifs à ce que nous mangeons? Ou devons-nous vraiment quitter notre canapé et bouger davantage?

Et bien – jusqu’à aujourd’hui – bon nombre de preuves ont été avancées pour démontrer qu’une meilleure alimentation avait davantage d’impact sur le contrôle du poids que l’activité physique; et il ne fait absolument aucun doute que bien manger est excellent pour la santé. Toutefois, une étude menée en Avril 2014* a remis cette théorie en cause.

Les chercheurs de l’Université de Stanford ont suivi les tendances en termes d’obésité, d’activité physique et de calories ingérées chez des adultes originaires des Etats-Unis entre 1988 et 2010. Comme vous pouvez vous y attendre, la prévalence de l’obésité a considérablement augmenté au fil de ces 20 ans de recherches, les prises de poids les plus importantes étant observées chez les jeunes femmes âgées de 18 à 39 ans. Toutefois, nous avons été surpris de constater que cette étude montre que les apports caloriques journaliers n’ont pas changé de manière significative au cours de ces 20 années, mais qu’en même temps la proportion d’adultes déclarant ne pratiquer aucune activité physique est passée de 19.1% à 51.7% chez les femmes et de 11.4% à 43.5% chez les hommes. Les chercheurs ont donc conclu qu’il existait une corrélation significative entre le niveau d’activité physique et l’augmentation de l’obésité, mais pas de lien de cause à effet avec les apports caloriques. Plus simplement, le problème n’est pas ce que nous mangeons, il s’agit de savoir si nous bougeons assez ou pas. Les résultats de cette étude ont donc conduit l’Institut de Médecine à faire de l’activité physique sa priorité majeure pour faire face à l’épidémie d’obésité aux USA.

Ces découvertes se retrouvent également dans nos recherches Les Mills. En faisant suivre des cours collectifs à des personnes inactives nous avons observé des changements significatifs de leur composition corporelle sans changer leur alimentation. Il est même possible que nous commencions à mieux manger en devenant actifs. Peut-être que le fait de ressentir un plus haut niveau d’énergie et d’avoir plus confiance en soi quand nous pratiquons une activité physique fait qu’automatiquement nous faisons de meilleurs choix alimentaires.

La débat va sans aucun doute continuer. Mais le message que nous pouvons retirer de cette étude est le suivant: si nous devenons tous un peu plus actifs ET si nous améliorons notre façon de manger, nous pouvons avoir un impact sur cette réelle menace sur la santé du monde entier.

 

Source : Les Mills
* Laudabaum U. Obesity, Abdominal Obesity, Physical Activity, and Caloric
Intake in US Adults: 1988 to 2010. The American Journal of Medicine,
Avril 2014

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